Retour à l'Atlantide

Publié le par Joël Llovet

Retour----l-Atlantide.jpgRetour à l’Atlantide via les mythes antillais

 

 

 

            Les mythes créationnistes aztèques évoquent l’existence de quatre ères qui précédent la nôtre, chacune éclairée par un soleil différent. Elles s’achevèrent toutes par un terrible cataclysme. Lorsque vint l’ère actuelle, Quetzalcoatl, le dieu serpent, récupéra alors les ossements des morts de la quatrième ère et les emporta à Tamoanchan (« le lieu où débarquèrent les hommes-serpent »), où les ayant broyés et mélangés à du sang, il en tira les premiers êtres humains, ancêtres des Aztèques. Une variante de l’histoire affirme que les ancêtres des Aztèques émergèrent de Chocomoztoc (« Sept Cavernes »), lieu situé sous Colhuacan (« la Montagne Crochue ») ; une autre version précise que ce fut après qu’un rayon de soleil eut pénétré dans la Maison des Miroirs (autre nom de Chicomoztoc).

 

            Précisons que Kulkucan, une variante maya du Serpent à Plumes, arriva au Yucatan, « venant de l’est », en compagnie de « 20 chers glorieux… ». E, 1932, l’explorateur Edward Thompson écrivait, dans son livre Le peuple du serpent : vie et aventure chez les Mayas, que le Peuple du Serpent avait accosté les rives du golfe à Tamoanchan, qui est aussi le lieu, pour les Aztèques, où Quetzalcoatl avait emporté les ossements de ceux qui avaient péri pendant l’ère du Quatrième soleil.

 

            En définitive, les différents récits amérindiens montrent l’arrivée, chez les peuples indigènes du Mexique, d’hommes supérieurs dont l’apparence a laissé le souvenir du serpent et à qui leur savoir, leurs talents d’organisation et leur sagesse permirent d’unifier les tribus et de fonder la civilisation ; en vertu de quoi, leurs rois-prêtres furent considérés par la suite comme des dieux et des sages. Savoir d’où il venait est donc crucial pour notre enquête.

 

 

A la recherche de Chicomoztoc : Le plus simple est de partir de Tamoanchan, que la tradition place sur les rives du golfe, indiquant par là que le point de départ des arrivants devait se situer à l’Est.

 

            Intéressons-nous d’abord à la piste aztèque. Les traditions nahuas situent Tamoanchan sur le fleuve Panuco où les tribus nahuas arrivèrent après avoir franchi les eaux dans sept bateaux portant le nom collectif de Chicomoztoc. Des sages les accompagnaient dont le chef était Quetzalcoatl en personne.


            La seule représentation que l’on ait des « Sept Cavernes », lieu mythique d’origine des Aztèques, figure ans un codex du XVI° siècle intitulé Historia tolteca-chichimeca (planche 27). On y voit sept cavernes que réunit un couloir d’entrée et que surmonte Colhuacan (la Montagne Crochue). A l’intérieur se trouvent les ossements des premiers habitants.

 

            Malheureusement, la tradition nahua ne donne pas l’emplacement exact de Chocomoztoc et la confusion règne. L’une des versions dit ceci :

 

      « Ceci est le début du récit de l’arrivée des Mexicains, venus du lieu nommé Aztlan. Ils arrivèrent par l’eau quatre tribus ramant dans des bateaux. Ils construisirent leurs huttes sur des piliers au lieu dit la caverne de Quineveyan. C’est de là que sortirent les huit tribus… C’est là qu’elles furent fondées à Colhuacan (le « mont Crochu ») ».

 

            Ainsi, les Aztèques seraient arrivés à la caverne de Quineveyan – variante des Sept Cavernes – après un voyage maritime en provenance d’Aztlan. Aztlan se traduit par « lieu de blancheur », « lieu des hérons » ou encore « lieu des roseaux », et c’est de ce toponyme que les Aztèques, les « hommes d’Azt » tiraient leur nom.

 

            Les dessins représentent Aztlan comme une île comportant un teocalli (pyramide à degré) entouré de six temples, allusion aux Sept Cavernes ; sur l’eau, un homme, dans un canot, rame vers la côte.

 

 

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Les Mexicas ou Nahuas s’enfuient d’Aztlan, leur île originelle (codex aztèque de la collection Boturini).


            Si Aztlan se trouvait au-delà des mers, avait-elle un lien avec Tlapallan-Tollan (terme qui a donné naissance au nom des Toltèques, ancêtres des Aztèques, les « hommes de Tol  ou Tollan ou Tula – leur capitale - »), la patrie de Quetzalcoatl ? Tollan peut s’écrire de plusieurs façons : talan, tlan, atla, atlan. Le mot dériverait de tolin (« roseaux ») et signifierait donc, comme Aztlan, « lieu de roseaux ».

 

            Ce qu’il faut retenir de ce lien linguistique étroit entre Tlapallan-Tollan et Aztlan, en définitive, c’est que les tribus aztèques conservaient le souvenir d’une île d’où était venu un peuple qui avait constitué les dynasties régnantes des plus anciens habitants de la région. Une vue que confirment, nous allons le constater, les mythes créationnistes des Quichés mayas.    

 

 

Les Sept Cavernes des Quichés : Le Popol Vuh, livre sacré des Indiens Quichés, rapporte leurs ancêtres se rendirent, dans l’obscurité car le soleil n’avait pas encore paru, vers un lieu appelé Tulan-Zuyua (« caverne de Tulan ») ou Wucub-pec (« Sept cavernes »). Arrivés aux Sept Cavernes, poursuit le Popol Vuh, les hommes s’aperçurent qu’ils ne se comprenaient plus et qu’ils parlaient désormais des langues différentes. Ils quittèrent alors Tulan-Zuyua et traversèrent une mer :

 

      « Ils traversèrent comme s’il n’y avait pas eu de mer. Ils traversèrent sur des pierres alignées sur le sable. Ils appelèrent Rangées de Pierres, Bancs de Sable, le lieu où ils traversèrent la mer. Là où ils traversèrent, les eaux s’étaient séparées ».

 

            Les ancêtres des Quichés arrivèrent alors à une montagne où le soleil leur apparut enfin. La terre, jusque-là, détrempée et boueuse, s’assécha et ils purent construire leur première citadelle sur cette montagne sacrée.

 

            Tels sont les éléments clés du mythe créationniste quiché. L’emplacement des Sept Cavernes est assez clair. On lit au livre III, chapitre 8 :

 

      « Ils [les quatre hommes] n’éprouvaient aucun ressentiment envers les dieux qu’ils avaient reçus et portés depuis Tulan-Zuyua, là-bas à l’est ».

 

            Comme les Aztèques, les Quichés mayas plaçaient les Sept Cavernes outre-mer, et il apparaît donc que ces deux tribus faisaient référence à un même lieu d’origine.

 

 

Les annales des Cakchiquels : L’idée que les Sept Cavernes se trouvaient au-delà des mers appartient également aux myhes des Cakchiquels, tribu montagnarde guatémaltèque, apparentée aus Quichés et citées, dans le Popol Vuh, comme l’une des tribus qui partirent de Tulan-Zuyua après la confusion des langues. 


            Les Annales des Cakchiquels racontent leur départ de l’ancienne patrie, nommée ici Pa-Tila, Pa-Civan ou Civan-Tulan :

 

      « Nous gagnâmes le bord de la mer. Les guerriers des Sept Cavernes étaient assemblés là, et beaucoup périrent sous nos yeux. Comment traverser la mer, qui nous aidera ? disaient-ils. Il y avait là une forêt d’arbres à troncs rouge. Nous fabriquâmes des pieux et, poussant sur eux, partîmes au large sur les eaux sans limites ».

 

On lit dans le même texte que les Cakchiquels étaient venus « de l’autre côté de la mer ». Comme les Quichés, leur départ s’est fait dans l’obscurité complète et même, apparemment, dans la précipitation. Serait-ce parce qu’une catastrophe était survenue, les forçant à quitter le pays en tout hâte ?

 

Des indices : Maintenant, nous détenons suffisamment d’éléments pour tenter d’identifier Chocomoztoc.

 

Les « pierres alignées sur le sable » nommées par les Quichés « Rangées de Pierre, Bancs de Sable » évoquent le récit d’un itinéraire qui aurait emprunté une série d’îlots, de bancs de sables et de hauts fonds, comme autant de pierre de gué, pour passer de l’île originelle au continent, ce qui peut correspondre aux îles bahamiennes et caraïbes.

 

            ‚ Le temple de Quetzalcoatl, Teotihuacan, va nous fournir un indice clé. Sa façade extérieure est ornée de têtes de serpents à plumes émergeant de coquillages marins, spécifiques des Caraïbes. Le seul problème est que Teotihuacan se trouve à 320 km du golfe, comme si les bâtisseurs avaient voulu laisser le message que Quetzalcoatl était arrivé des Caraïbes. Le lien entre le temple de Quetzalcoatl et les Caraïbes paraît incontournable. Peut-être faut-il supposer que Tollan-Tlapallan, pays d’où vint Quetzalcoatl, se trouvait dans la région des Grandes et Petites Antilles qui sont les vestiges d’une ancienne et vaste masse de terre.

 

            ƒ Les Seize Livres de Chilam Balam furent transcrits dans l’alphabet romain, après la conquête du Yucutan, par des religieux soucieux de préserver l’histoire sacrée des Mayas. On y apprend que les hommes du Serpent arrivèrent de l’est par bateau et accostèrent la petite île de Cozumel, sur la côte est du Yucutan. D’où pouvaient venir les navires du Peuple du Serpent, s’ils avaient effectivement accosté l’île de Cozumel ?           

            A l’est  du Yucutan, à 250 km maximum, se trouve Cuba. Les fondateurs des dynasties méso-américaines venaient-ils de Cuba ? Une voie possible semble être de retrouver les Sept Cavernes. Il se trouve qu’un groupe de sept grottes existe réellement à Punta del Este, sur l’île de la Jeunesse, à quelque 100 km au sud de Cuba.   


Les mythes des Caribs : En 1892, l’historien français Paul Gaffarel rapporta que des Caribs natifs des Caraïbes du sud avaient dit aux chroniqueurs espagnols : « il fut un temps où les Antilles formaient un continent unique ; mais elles furent subitement séparées par l’action des eaux ». Toujours, selon Gaffarel, les indigènes d’Haïti racontaient que les Antilles s’étaient formées au cours d’une inondation subite.

 

            Ces récits sont loin de raconter une submersion progressive de basses-terres que brossent les spécialistes en géologie marine. Cette submersion a été plutôt subite et rapide. Une tonalité qui est aussi celle du récit créationniste des Cakchiquels, dans le passage où la tribu quitte Civan-Tulan, comme forcée, d’abandonner son pays natal.

 

 

Les récits des Tobago : Une tradition similaire existe sur Tobago, l’île la plus au sud des petites Antilles, où se sont conservés dans la communauté afro-caraïbe des récits de catastrophes locales apparemment hérités des Caribs indigènes.

 

Les habitants de Tobago pensaient que les îles étaient autrefois peuplées « d’hommes très, très grands ». Mais, ajoutaient-ils, « il n’y avait pas de mer en ce temps-là ».

 

« Puis tout fut réduit en miettes… la mer envahit tout. Le temps passa et Tobago redevint sec, mais tout petit. A quelle époque était-ce ? A une époque où aucun grand-père ne se souvient ».

 

On le voit, il court dans les Caraïbes des souvenirs tenaces, et très anciens, d’un engloutissement brutale des terres : un événement nécessairement lié à la submersion de zones basses (îles, bancs, récifs) de la chaîne des Antilles.

 

Concernant les « hommes très, très grands », il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec le Peuple du Serpent que la tradition maya disait être venu de l’est par bateau.

 

La légende de Tobago est intéressante à   un autre titre. Elle paraît indiquer que « la mer envahit tout », puis se retira, ne laissant dégagée qu’une partie des terres précédemment à l’air libre. On pense immédiatement à un raz-de-marée. Après un raz-de-marée, toutefois, l’eau s’étant retirée, le niveau de la mer serait revenu à son état initial. Il faut donc supposer, si l’on veut comprendre le récit de Tobago, que des événements plus complexes se produisirent, causant l’effondrement permanent des terres basses des Caraïbes et un raz-de-marée temporaire.     

 

 

Le peuple du Serpent-Aigle : Evoquons brièvement le continent américain. L’une des tribus ayant conservé le souvenir d’une ère précédente anéantie par des inondations vit en Oklahoma. Ce sont les Yuchis. Ces derniers pensent que leur patrie originelle se situait au-delà de la mer, et nous avons peut-être là un indice clé sur un cataclysme ayant frappé les Bahamas et les Caraïbes à une époque antique.

 

            Joseph Mahan étudia les Yuchis pendant de nombreuses années. Et voici ce que lui apprit le chef sur l’origine de la tribu :           

 

      « Une vieille légende des Yuchis dit que leur patrie originelle était une île située quelque part à l’est. La version condensée que m’en donna leur chef affirme que les Bahamas sont les vestiges de cette île légendaire, détruite par une énorme catastrophe naturelle en des temps immémoriaux ».

 

            Le chef ajouta que la grande île aurait ensuite sombré dans la mer et « seuls quelques survivants parvinrent à gagner le ‘cap’ [la Floride] ». Il affirma avec une parfaite assurance que cette île était dans le secteur des Bahamas et cita nommément l’île d’Andros.

 

            Le récit yuchi présente des difficultés semblables à celles de la tradition de Tobago : les raz-de-marée ne noient pas les terres de façon permanente.

 

La destruction de l’Atlantide : A ce point de la discussion, il nous faut revenir sur les mots par lesquels Platon décrit la destruction de l’Atlantide :

 

            « …il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires ; en un jour et un nuit terribles, tous vos guerriers furent engloutis d’un coup dans la terre et l’île Atlantide, s’abîmant dans la mer, disparut de même ».  

 

Souvenons-nous que les trois principales îles des Grandes Antilles (Haïti, Cuba et Porto-Rico) étaient apparemment connues comme étant les fragments résiduels de l’Atlantide.

 

Si on se fie aux mythes, il est certain que les îles basses de l’Atlantique nord durent connaître un incroyable tohu-bohu Le Grand et le Petit Banc des Bahamas, ainsi que les régions basses des Caraïbes, furent sans nul doute submergés par des raz-de-marée. Voici l’énigme de l’origine et de la localisation de l’Atlantide résolue.         

 

 

Le peuple atlante : Tout porte à croire que les trois îles mentionnées par Plutarque coïncident avec les trois îles d’immenses étendues que Marcellus associait à l’Atlantide engloutie. Et nous avons aussi de bonnes raisons de penser qu’il s’agit des trois îles principales des Grandes Antilles, à savoir Cuba, Haïti et Porto-Rico.

 

 

 

 

           

Ainsi, il est tout à fait concevable que les habitants de Cuba et du bloc bahamien soient les ancêtres des peuples méso-américains de tradition maya tels que les Quichés, les cakchiquels et le Peuple du Serpent, ainsi que des Yuchis d’Oklahoma. On peut aussi identifier cette société ‘antédiluvienne‘ aux Atlantes[1].

 

            Ceux qui ne périrent pas dans les tremblements de terre et les raz-de-marée furent repoussés vers le continent américain et gardèrent la mémoire ces dévastations et déluges[2] . Avant la dévastation totale de l’archipel, les survivants conservèrent leurs souvenirs dans les grottes sacrées de l’île (les 7 grottes dont nous reparlerons ultérieurement) et celles-ci passaient pour le lieu d’émergence de la race humaine actuelle. La grotte principale était la caverne décorée à sept salles de l’île de la Jeunesse, une grotte très spéciale car située au milieu de la plaine fertile qu’avait submergée le déluge. Par la suite, les migrations entre le continent et les Antilles (« la patrie ») brouillèrent peu à peu, dans les mythes et légendes, le souvenir de la catastrophe survenue dans un âge révolu de l’humanité. Plus tard encore, ces récits arrivèrent aux oreilles de voyageurs transatlantiques qui les emportèrent vers l’Ancien Monde. Ils finirent par être rapportés à un philosophe grec nommé Platon qui allait alors réécrire l’histoire de l’Atlantique.

 

 

 

On imagine ces survivants reconnaissant les rives du Yucutan et faisant halte sur l’île principale de la lagune de Terminos, où les Olmèques passent pour avoir abordé sur le sol mexicain. On conçoit que d’autres gagnèrent plutôt Tamoanchan, le « Le Lieu où le Peuple du Serpent aborda », sur l’embouchure du Panuco ; d’autres encore, la Floride ou les rives nord-américaines du golfe. Autant de points de chute possibles à partir desquels pouvait commencer la mission des Serpents à Plumes : civiliser ce monde riche et fertile.

 

 

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Frise en pierre d’un site inconnu du Yucutan. On y voit une sorte de Noé fuyant Tulan, patrie mythique maya, au milieu de cataclysmes évoquant le Chilam Balam de Chumayel.

 

 



[1] On peut donc espérer trouver dans les haut-fonds du Grand Banc des Bahamas et les régions submergées des Bahamas et des Caraïbes les traces d’une société insulaire organisée, sédentaire et néolithique dont l’expansion fut interrompue brutalement par l’impact cométaire des Carolines.

 

Justement, au large du littoral nord-ouest de Bimini, parallèle au Gulf  Stream, il existe une énorme structure sous-marine: un impressionnant ouvrage mégalithique constitué d'énormes blocs disposés côte à côte, pour former une sorte de "route" sous-marine de plus de 800 m de long. A son extrémité méridionale, la construction oblique vers le rivage, ce qui lui confère la forme, tout à fait visible d'avion, d'un J renversé. Vers son extrémité septentrionale, elle se divise en deux piste parallèle, séparées par du sable. Plus près de la côte, deux autres petits tronçons de "routes", chacun de 300 m de long, sont parallèles et orientés de biais par rapport à l'axe principale du J.

 

      Certains individus affirment que l'ensemble constitue un vestige de l'Atlantide. D'autres prétendent que ce ne sont que des affleurements rocheux naturels massifs, tandis que d'autres, enfin, sont certains que cette structure est de facture humaine.

Bimini

 

[2] L’Espagnol Gomara (XVI° siècle) écrivit : « après la destruction du quatrième soleil, le monde fut plongé dans les ténèbres pendant 25 années. C’est au milieu de cette profonde obscurité, et 10 ans avant l’apparition du cinquième soleil, que l’humanité fut régénérée » ( conquista de Mexico, II, 261). Pendant ces années de ténèbres, la tribu Quiché émigra et parvint au Mexique, après avoir traversé une mer enveloppée d’un sombre brouillard.

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Publié dans Lectures

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